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Pour ne pas oublier les leçons apprises

Ce texte a été publié dans Le Devoir le 13 janvier 2012, deux ans après le tremblement de terre survenu en Haïti.

Chaque année, le 12 janvier, les Haïtiennes, les Haïtiens et des citoyens de partout dans le monde se réunissent pour honorer les victimes du tremblement de terre et pour démontrer leur solidarité avec les personnes qui vivent dans des conditions difficiles. Nous nous retrouvons pour nous rappeler que, le 12 janvier 2010, nous avons tous perdu une partie de nous.


Au lendemain du séisme, nous avons tous résolu de changer notre façon de vivre, de ne plus juger les autres et de ne pas laisser le jugement des autres dicter nos choix. Nous avons juré de ne plus jamais être insensibles à la misère des autres. Nous avons promis de miser sur les aspects agréables de notre quotidien, de prendre le temps d'apprécier notre confort et les petites choses de la vie.


Ne perdons pas de vue les leçons apprises; Ces rencontres annuelles doivent nous permettre de dialoguer sur l'avenir de notre communauté, de concrétiser notre potentiel de contribution dans la reconstruction du pays et de confirmer notre attachement à Haïti. Malgré l'ampleur de la catastrophe, la tristesse, les morts, les sans-abri et un deuil quasi impossible à faire, le tremblement de terre nous offre une occasion de devenir plus solidaires, plus soucieux du mieux-être de nos concitoyens, plus tolérants devant les petits défis du quotidien et plus sereins devant l'adversité.


Il ne faut jamais oublier ce mardi 12 janvier 2010, ne jamais oublier la douleur, l'angoisse, les larmes, mais aussi le courage des Haïtiennes et des Haïtiens. Il ne faut jamais oublier la solidarité des peuples du monde, ne jamais oublier la compassion de notre voisin, les yeux rougis de notre coiffeuse et le regard impuissant de notre collègue de travail. Il ne faut jamais oublier le dynamisme et la fierté avec lesquelles les enfants de notre école de quartier ont mené leurs modestes activités de collecte de fonds. Ces enfants se sont comportés comme si leur destin était intimement lié à celui des enfants de Port-au-Prince. C'est ça, la solidarité humaine.


Commémorer le tremblement de terre c'est en faire le symbole de notre capacité de nous relever, d'apprécier la vie et d'offrir notre aide à ceux qui sont dans le besoin. Le 12 janvier doit servir à jeter un regard positif sur notre propre vie, à apprendre à focaliser nos énergies sur ce qui va bien et à renouveler notre engagement de citoyens responsables.

Frédéric Boisrond MBA

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